Le monde du travail bouge plus vite qu’on ne le pense. Plutôt que de subir ces changements, autant les anticiper, et les prendre en compte lorsque l’on décide de réaliser un bilan de compétences.
Lors du bilan de compétence une réflexion s’ouvre autour de notre avenir professionnel. Or, dans ce contexte de profonde mutation technologique, il peut parfois être difficile de réflechir à des futures opportunités professionnelles.
Une étude de France Stratégie et de la Dares dresse les grandes tendances du marché du travail à horizon 2030.
Ce que révèle l’étude
Le scénario retenu par les auteurs prévoit des créations d’emploi dans certains secteurs d’activité comme les services aux entreprises, la santé, le numérique, ou encore la construction portée par la rénovation énergétique des bâtiments tandis que d’autres secteurs reculeraient, notamment les activités les plus exposées à la digitalisation, comme la banque et l’assurance, ou celles fondées sur les interactions physiques (commerce, hôtellerie-restauration).
Autre enseignement marquant : la part des emplois occupés par des diplômés de l’enseignement supérieur continuerait d’augmenter, pour atteindre près d’un emploi sur deux en 2030. Dans le même temps, une large majorité des postes à pourvoir d’ici 2030 proviendrait moins des créations nettes d’emploi que des départs en fin de carrière . Cela signifie que de nombreux métiers vont devoir se réinventer avec de nouvelles générations de professionnels, parfois issus d’autres parcours.
Enfin, l’étude met en évidence des déséquilibres potentiels : dans certains métiers, le nombre de jeunes formés ne suffira pas à couvrir les besoins de recrutement, ouvrant la voie à des reconversions, des mobilités professionnelles et des formations continues.
Un contexte à actualiser avec l’IA
Cette étude date d’avant l’essor de l’IA générative ; une éternité à cette échelle de temps. Depuis, plusieurs travaux plus récents viennent compléter le tableau. Le baromètre emploi et IA publié par PwC en 2025 constate que la France est le pays européen qui publie le plus d’offres d’emploi liées à l’IA, et souligne que cette dynamique transforme les métiers plus qu’elle ne réduit l’emploi dans l’ensemble. De son côté, l’OCDE relève qu’en moyenne, dans ses pays membres, environ 28 % des emplois se situent dans des professions fortement exposées à l’automatisation. Les pouvoirs publics français préparent d’ailleurs une nouvelle édition de l’exercice de prospective métiers, afin d’intégrer plus finement ces effets.
Ce contexte ne contredit pas les enseignements de l’étude Métiers 2030, il les renforce : plus les mutations sont rapides, plus il est utile de prendre régulièrement du recul sur son métier et ses compétences.
Ce que cela signifie concrètement pour vous
Ces grandes tendances ont un point commun : elles rendent la question de l’orientation professionnelle plus stratégique que jamais, que l’on soit salarié cherchant à sécuriser son avenir ou en questionnement sur son métier.
C’est précisément le rôle du bilan de compétences : faire le point sur ses compétences, ses aspirations et les opportunités du marché, pour construire un projet professionnel réaliste que ce soit une évolution au sein de son métier actuel, une mobilité vers un secteur plus porteur, ou une reconversion complète.
Un accompagnement structuré, chez SITAC
Chez SITAC, nous accompagnons cette réflexion avec méthode et bienveillance, sur un format qui laisse le temps de l’analyse et de la maturation du projet.
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